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forum Index du forum forumTextes en prose forumUn soleil dure...

Auteur : Sujet: Un soleil dure...  Bas
 cirrus
 Messages postés : 22
  Posté le 23/05/2007 06:15:07
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Assis sur le rebord d'un nuage
Balancé sur le vide de mes jambes
Je t'ai cueilli un bouquet de temps
Des pensées je crois
D'un soleil dure…

J'ai saisi la main frêle du vent
Sous l'effeuillement des espaces
J'écoute les couleurs transparentes
Se liquéfier sous le lambeau des fadeurs …

Ici, je bois la rosée du ciel
En écoutant son soupir de dentelle
Pas de murs élevés en grisaille de mots roses
Ni de planchers froids où gisent les bleus…

Je dessine sur des papiers d'azur
Aux sanguines de pluie
Les souffles précieux
D'un chemin de rondeurs….

La ouate caresse toute ma nudité
Et je sais le jour me transpercer
De ces coquillages assoupis
Dans l'écume des lèvres vivantes…

En bas
Dans la rue des alouettes
La lumière mouille la nuit
Je vois rougir les notes
De ta langue sur ma bouche…

Assis sur le rebord d'une image
Balancé sur le vide de mes jambes
Je dépose un bouquet de temps
Sur la plage des pensées
Un soleil dure…

 mikel
 Messages postés : 142
 ce qui nous élève le plus est ce
qui nous convient le mieux
  Posté le 23/05/2007 15:31:22
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Superbe poème mon cher cirrus  

Benoit mikel
 cirrus
 Messages postés : 22
  Posté le 24/05/2007 00:05:00
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Merci Mikel de votre sympathique appréciation qui me touche très sincèrement.

 Louna
 Messages postés : 1857
 Louna
  Posté le 24/05/2007 15:19:42
Send a private message to Louna
Ta voix est différente
Mais ton coeur reste le même

Bien à toi mon cher cirrus .

 Jacques Thorin
 Messages postés : 2284
 Je puise à la source de mon coeur
pour que mon âme soit un océan
 Jacques Thorin
  Posté le 24/05/2007 15:07:27
Send a private message to Jacques Thorin
Une lecture magique

Merci de m'avoir donner un plaisir à lire

http://perso.orange.fr/thorin.jacques
http://coeurdeloup.aceboard.fr/
 cirrus
 Messages postés : 22
  Posté le 28/05/2007 22:56:16
Send a private message to cirrus
Merci à vous Jacques de vous êtes arrêté quelques instants sur mon nuage dans un échange de pensées.

 cirrus
 Messages postés : 22
  Posté le 28/05/2007 22:56:49
Send a private message to cirrus
Je ne sais si ma voix est différente, plus grave dans sa légèreté ou bien le contraire… J'ai aimé que tu fasses remonter d'anciens textes, tels que
"Aux portes du désir" et "parle-moi de toi" entre autres bien sûr… Et puis les deux derniers et notamment "comme toi", extrait d'une de tes notes dont je repose ici l'intégralité….

A faire tomber la tension le 08/12/2006

(Toi)
Viens plus près de moi
Faire tomber la tension
A nos pieds où la raison
S'essouffle à l’horizon
Viens plus près de moi
Faire tomber la tension
A nos pieds où le souffle
S'essouffle à crever le zénith
Viens plus près de moi
Faire tomber la tension
Où la voix s'essouffle
A crier Bagdad à l'horizon ....

(Moi)
Comme toi j'ai regardé dehors
Comme toi j'ai regardé dedans…

Je sais mon Jour porter tes aurores
Et sans elles viendra l'âge sans lumières
Je les vois là où elles ne seront pas…

Tu as rencontré le sourire des heures Pleines
J'ai brûlé du croisement des nuits Vraies
Aux endroits victorieux du temps…

Je ne peux me briser sur tes genoux de pierre
Sans mains sous cet orient de glace
Aux consciences L’Avenir est rare…

Sans ton Nom
Je sais du temps
Ne plus rien m'apprendre….

J'entends le Désir murmurer son chant
A chaque heure sous chaque pas
J'ai son essence dans le sommeil de tes bras…

La raison ma désirée est si fragile
Sous la densité d'un seul Jour
Aux couleurs de l'Essentiel…

Comme toi je regarde dehors
Comme toi je regarde dedans
Et l'éclair dure si douce violence…

Mes mains bébé n'auront de cesse
De chérir l’unicité loin de la tension des mots
Mais gravée au cœur de mon rocher blanc…

(Toi)
Comme toi
J’ai reçu
En plein cœur
Une poussière d’or
Qui transperce
Le silence
Des murs

Comme toi
J’ai effleuré
La pureté
Du  trop tôt  
Qui se dessine
A l’ombre
Du trop tard
Sur les ailes
Des bateaux  
Qui sifflent
Les départs  

Comme toi
J’ai marché
Trop longtemps
Par cœur sans rien dire
Les yeux fermés
Au nord et au sud  
Des excuses ....

Comme toi
J’ai appris à respirer
L’histoire du je sais
Qui tangue sous la main
Du pourquoi  

Comme toi
J’ai traversé l’eau
Du bien et du mal
Qui se prépare
Toujours au long voyage

Comme toi j’ai longtemps
Parcouru le visage de l’effort  
Pour connaître la vérité d’un corps ...

Comme toi j’ai longtemps su
Virer à droite et à gauche des baisers
Comme toi je sais le jour et l’oubli
Comme toi je sais  ma vie se lever
Cent fois dans la nuit ....


Si j'avais à choisir pour ma part de faire remonter quelques notes, j'avouerais que je serais très embarrassé de faire un choix dans ces tomes de lignes tant je savoure chacun des mots, mais j'aime infiment ces mots liés là …

"J’ai donné à manger à ton corps, à tes silences, à tes soupirs, à tes murmures, ceux qui ne disent plus, mais respirent encore sur le lit des rivières sacrées. J’ai bu au chant de ta langue qui perçait au coin de tes lèvres l’accent unique, au souffle puissant qui laboure le silence au fond des jours. J’ai distillé mon cœur entier, au plus profond de mon être, berçant les rafales sauvages de tes mots, de ta bouche, de tes mains chaudes, celles qui fécondent les désirs dominés sans ternir les couleurs des baisers. J’ai couché mon corps vierge de décoration sur ton corps libre d’aimer où roulent et tanguent les plaisirs étroitement fermés. J’ai inondé ma lumière de ta lumière quand ta terre semblait ensevelie sous les cendres froides de nos ancêtres, flammes mortes de ces histoires anciennes qui s’éveillent qu’au repos de la lune. Et aujourd’hui encore l’air est chargé de ces braises brûlantes qui s’infiltrent plus bas dans le sol, pour offrir à nos voix la première récolte de nos pas. Je suis allé te cueillir aux confins du souffle des silences. J'ai ancré toute mon âme dans l'écume de ta substance. S'est révélée ma dernière attente, mon ultime étape. J'ai dessiné mes empreintes sur tes rives secrètes. J'ai écouté, écouté ta Voix de cristal aux larmes profondes. J'ai saisi ta main quel qu'en soit son destin …. J'ai voyagé, voyagé sur ces nuages mauves, au gré des courants incertains et je sais aujourd'hui que ce monde est trop étroit pour recevoir chacun des manques de toi. Je sais la violence, la violence au seuil de la déraison, mais je sais aussi la chaleur du verger épanoui. Je sais la certitude des vents qui transportent avec cette infinie délicatesse chacune de tes saveurs. Je sais que de mes mains jointes, se déversent et s'animent la moindre de mes émotions. Tu as rendu ma mémoire fertile sur ce champ d'abandons et je prise cette première récolte de nos pas. Fais fondre l'aube sur ce jardin cristallin et balbutie-moi en corps à la source du Sens. J’ai brûlé mes silences, près de toi, les yeux fermés, sur l’étendue de ta voix, cueillant au passage, sous l’ombre d’un murmure sourd, la flamme de ton souffle chaud, celui qui ruisselle sans fin entre mes mains nues. J’ai savouré, chaque jour et chaque nuit, sous la violence de la lumière, les vagues successives de nos désirs, entrelacés dans le ciel, où gronde l’éclat des frissons entre nous. J’ai incliné, mon corps et mes yeux, sous la lettre caressante de tes lèvres, cherchant au fil du temps, la douceur qui apaise, où tout s’effondre et où tout se relève. J’ai bu à la source de ta vie, aveuglée par le soleil de tes bras, et l'étoile de tes jours , et aujourd’hui encore, je viens près de toi, déposer la première récolte de nos pas, dans ce jardin secret où l’aube s’endort et se love sous le silence de nos voix. "



Enfin, je garde sans doute mon cœur intact tu as raison et je te souhaite d'écrire encore très longtemps tes lignes dont la magie fait sans doute l'unanimité et dont j'ai eu l'immense fierté de partager si intimement et si longtemps toutes leurs profondeurs… Privilège rare…. Sourires. Alors, comme tu m'as appris à écrire au fil de l'eau et que sans toi je n'en éprouve plus le moindre désir, je repose simplement et suavement ceci, comme la douceur d'une caresse d'un nuage en mouvement, en t'embrassant et dont je n'ai changé que quelques mots…

Du sable polir chaque grain
De la mer boire le reflet
De l'étal bercer les mouvements
Du pourpre sertir le corail…

De la terre creuser l'encore
Aux forges des mains
Frapper à l'enclume du temps
Le sceau essentiel….

Aux pas de neiges mauves
Respirer la blondeur des hivers
Broder la soie
Sur des fils de lèvres…

Au grand Désiré
D'un ciel fragile et lourd
Confie tes aubes
A ton plein bonheur…

--Message edité par cirrus le 2007-05-28 22:59:40--

 Louna
 Messages postés : 1857
 Louna
  Posté le 30/05/2007 08:15:07
Send a private message to Louna
Merci et bonne route à toi capitaine , je vais refermer
Le livre sur cette petite note ….
Avec mes plus tendres
Pensées


*****


Je ne suis que le corps de tes mots
La lettre de ta lettre
Je ne suis que l’encre versée
Où ton regard s’est posé
Je ne suis que la feuille de ta feuille
Où l’amour a germé…..

 cirrus
 Messages postés : 22
  Posté le 02/06/2007 12:12:50
Send a private message to cirrus
René Char écrivait dans quelques-unes de ses lignes sur son héroïne Artine…"elle gardait des animaux et des cyclones une intarissable fraîcheur. A la promenade, c'était la transparence absolue" et puis plus loin de continuer, "le livre ouvert sur les genoux d'Artine était seulement lisible les jours sombres"…

Même si je ne suis que le bleu de ton ocre, je continue à lire la fragilité gravée sur les murs de cette maison blanche que tes couteaux irisent sous la Lumière de nos ailes, cela n'en donne que plus d'arguments au pas du tant…..


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