Gregor Messages postés : 126  |
Posté le 05/05/2008 06:28:15 | | Viennent et s’en vont mes amours avortés : enfantés par les romantiques,
L’amour n’existe pas, c’est juste une attente, pour peu que deux attendent la même chose, ce qui est a peu près impossible a moins de vivre dépersonalisés de petits codes de conduites ou l’on se bernent mutuellement, ces sentiments sont se payer le luxe d’agenouiller sa solitude, comme un substitut aux angoisses éternelles, l’amour est le placébo de la mort.
L’amour ne fut pour moi que consolations d’envies petrifiées, c’est pourquoi toujours avortées mes amours ne sont que de douloureuses sattires d’espoirs chimériques, alors que jaillissaient du fond de mes entrailles mes paradis terrestres, malheurs m’en fut d’utiliser les femmes comme levier.
L’amour veritable ne peut être qu’un douloureux apprentissage de savoir aimer malgré les cendres qui se déversent, la vie n’est qu’a moitie consumé, puis un peu plus encore grignotte encore un peu plus et puis s’eteind… reste ces cendres mélancoliques ces chiens perdues, ces joies sans enfants, la maladie et la mort qui jouie, tu m’aime encore dit moi que oui, dit moi que oui…
reste a mourir quand tout est encore guilleret, car c’est bien le risque que l’on court en voulant toucher a l’amour, on dit je t’aime plein d’innocence on sent s’entre braser nos sens, tout est beau on est jeune on veut être riche, mais la roue tourne la peau lépreuse se décolle comme, des feuilles sans colle, des poèmes volent, le long des rues dans la vase creusent, leurs échos sonnent, au pas des hommes, engrossées d’amours blêmes écorchés vifs, et leur rengaine traîne en lambeaux, la mort les fauche sous leurs manteaux.
La poésie naît du sacrifice, l’écriture cède sans artifices, et les vérités éternelles se dévoilent. Mais leurs poids est si lourd a porté, le poids de l’incertitude ! Avancer seul dans sa solitude, tenté desesperment de se raccrocher aux branches…Mais on se lasse vite de ces dimanches ensoleillés, on a l’hivers qui nous démange.
Les sociétés vivent sans réponses, rien pour soulager leurs souffrances, elle reste là, écume des vagues, aux yeux des larmes, bateaux sans rames, on tire des voiles reprennent le large.
L’humanité avance anéantie et les nantis refont les comptes au fond de leurs poches: le compte est bon et ils médisent les braves gens culpabilisent et serrent les dents. Ils ont l’emprises des châtiments, leurs ventres fument torpillés de rancœur, et puis s’allument dans leurs yeux de déments, cette haine jalouse barricadée de ciment. Leurs enfants cherchent deseperement a extirper leur tendresse, et reçoicent des coups de laisses, on les attachent a leurs tourments, tempetes passent, chagrin s’entête, leurs larmes ont lessivés leurs têtes, leurs yeux s’eteignent : la derniére betise est passé, ils regarderont les filles passer comme des horizons d’infini.
La poésie naît du sacrifice on ne peut écrire sans se sentir mal aimé sentir qu’on fait son ultime bêtise, sentir qu’on peut mourir tranquille, au moins tout a été dit pour qui pour quoi on en sait rien, on écris que pour la mort : la muse, la longue dame brune, et on s’amuse a suicider le présent a se déposséder de l’avenir a cracher notre je.
Et l’on renaît de nos cendres comme par l’écriture, on a plus l’heure quel siècle est-il ? la fièvre est bien redescendue, mais pour l’heure on remonte l’avenue, libre et sans gène, on montre nos poèmes, on dit je t’aime a des passants, qui peut comprendre qui peut entendre, ce monde et sourd reste le bruit des véhicules qui nous bousculent :
Tampis pour nous tant mieux pour qui ?
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