Gregor Messages postés : 126  |
Posté le 08/01/2008 10:31:37 | | Flash back….
Nous étions installés en terrasse au café, je lui racontais mes rêves, nos futurs voyages en Italie, la Toscane fabuleuse, et l’amour étincelant sous le papier bleu d’azur. Car c’était bien plus que ca encore que j’écrivais pour la première fois sur la réalité colorée de ce début de janvier, ce n’était pas un mais tout mes rêves de gosses qui se réalisaient, car elle m’aimait, je le voyais dan ses yeux, et surtout j’avais tellement envie de le croire, que le moindre de ses signes étaient une évidence, qui s’empressait de colorier mon livre, mon histoire, mon amour…
Il me suffisait de l’imaginer pour le voir, mon rêve, et pourtant sans ce miroir de l’amour, je n’y voyais que dalle, et c’est bien ce qu’il a fallut qu’il m’arrive, que je le perde mon amour et que je le retrouve…
Mais quel est donc ce besoin oppressant de se fixer encore et toujours dans le regard d’une autre, ce besoin de partager son âme, de se donner confiance en l’autre, n’est ce pas déjà une preuve que l’on est incapable de se rassurer soi même ? Et pourtant….
Ce besoin existe ! On veut construire quelque chose à soi, qui nous appartienne, et l’on à besoin des autres, jusqu’à quel point ? Mais au point de se perdre soi même !!
Quand on est encore jeune, -et on est jeune par choix bien souvent, on vieillit par paresse…- et plein d’espoirs désespérés, mais quelle sublime jeunesse coule dans mes veines, c’est le secret espoir de jouissances éternelles, d’une vie remplie de douceurs, alors oui, je rêve encore d’Italie, et de papier d’azur, où écrire ma vie….
Retour chez moi
Cupiron :
- Vous êtes rentré cette nuit ?
Vous auriez dut me prévenir,
Je vous aurez fait préparer un lit,
- Je n’en avais nul besoin, cher ami,
Mes nuits manquent de rêve,
Mes sommeils ne trouvent trêve
J’ai perdue mon amie.
- Vous avez l’air si triste,
Vous qui sembliez si heureux,
Ces derniers mois,
Ce peut-il que l’amour,
Vous-ai brisé l’échine,
Comme une vague,
Qui se brise,
Sur l’écueil des collines.
- Mes soupirs hélas…
On prit mes rêves à rebours
Et par amour, de grâce,
J’ai dut faire demi tour.
- Elle ne vous aime pas ?
- En lambeaux j’ai crut voir,
Du fin fond des caveaux,
La lumière éparse,
Me remontait jusqu’à flot,
Mais ce n’était que vacarme,
A présent je désarme,
Tous ces bruits de fureur,
M’apparaissent comme un songe,
Que j’ai éteint tout à l’heure,
L’orgueil de la tête,
De ce vers qui me ronge,
Les prisons de mon cœur.
- Vous êtes quelqu’un de ci bien,
Comment est-ce possible ?
Si j’étais femme dés demain,
Je vous écrirais dans mon livre,
D’une encre indélébile.
- Mais vous n’êtes pas femme…
Qui connait leurs états d’âmes ?
Il leur faudrait de l’or,
Et de plus belles aurores, encore,
Où bercer mes pas funestes ?
Et le peu de bien qu’il me reste ?
Dans les collines enflammées,
La vague à percé,
De nouveaux rivages ensoleillés,
Et De larmes à louvoyer.
- Mais vous irez bien mieux,
Je vous prépare une tisane,
Dormez un peu,
Vous verrez d’autres dames…
- Ce ne sera jamais qu’un nouvel écho,
A son roulement infini,
Elle qui m’a rendu si sot,
De croire au lents paradis,
Et même aveuglé,
Comment pourrais-je oublier,
Le trésor de mes yeux perdus,
Cette ligne en accents aigus,
Dont je me suis épris,
Et qui m’a tout appris
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