Gregor Messages postés : 126  |
Posté le 26/12/2007 08:44:50 | | Sébastien les fils d’Igor (personnage d’un repas de noël), rompait sous les chênes l’amertume funeste, de tant d’années passées, à renier sa tendresse, en levant les yeux vers le ciel, il pensait avoir trouvé, dans l’immensité du vide inconnu, un refuge à sa tristesse. Et oui, il avait fermé son cœur, pour voir le monde, mais le monde sans l’essentiel, lui était alors apparu, tel son pire cauchemar, toutes les raisons qu’il trouvait, et Dieu sait qu’il en existe, était comme sans couleur, à travers ce prisme funeste, il avait fini par se prendre pour quelqu’un d’important, car cette importance était relative, au monde extérieur, qu’il voyait petit et tourné vers lui-même, en fait c’était l lui-même qui s’en était exclu…
Sommes-nous capable de croire sérieusement et effectivement ? Tout est là.
Il avait laissé grandir son démon, jusqu’à ce qu’il le ronge totalement, et quand arrivé à la dernière miette de sa vie, il avait crut mourir, il avait enfin retrouvé la lumière, maintenant il pleurait sous ce vieil arbre qui l’avait vu grandir, certes il avait tout perdu une fois, mais c’est finalement la seule perspective, de retrouver ce qu’il avait tant aimé jadis, qui lui avait redonné espoir.
Il fixait l’immensité, et se sentait pour la première fois de sa vie ridiculement petit, tout en se sentant grandi d’embrasser ce tout, et d’y avoir trouvé sa place.
C’était inexprimable, son vieil ami Raphaël, posa sa main sur son épaule, il pouvait sentir une énergie chaude assécher sa tristesse, il lui rendit son accolade, et ils reprirent la marche…. En chemin ils jouaient à leur vieux jeu de gamin, où chacun à tour de rôle, devait deviner le chiffre entre un et cinq doigts, que l’autre cachait dans son dos.
Tout était redevenu comme avant, avec une clarté retrouvée, des couleurs dansaient autour d’eux, et la lumière inondait leurs visages.
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-Ferme la porte ! Ils sont là ! Sa voix tremblait prise de secousses si effrayante que Raphaël était tout paniqué
-Ferme tout ! J’ai peur, qu’est ce qui se passe j’ai jamais ressenti ca de ma vie !
-mais c’est quoi ce bordel ? Raphaël tremblait aussi, la peur flottait dans l’air.
-j’en sais rien c’est comme si le, le diable, j’en sais rien.
- Tu ne vas pas bien, le quoi ?
-on t’a jamais rien dit à propos d’esprits ou de choses bizarres, dans ce genre ?
Raphaël ferma la porte violement, et ils prirent place sur le lit, Sébastien se tenait la tête entre ses mains, son ami voulu poser sa main sur son épaule mais il fut comme repoussé.
-Je ne sais pas ce que j’ai. Il se leva et fouilla dans la tonne de papier qu’il avait entassé sur le bureau de sa chambre, il sortit de vieux dessins qu’il avait complètement oublié, et qu’il laissa tomber sur le parquet.
Raphaël les regarda avec stupeur, le premier était particulièrement horrible et représentait un homme qui coulait sous la mer, emporté par un boulet ; et l’autre représentait une jolie femme, à cette différence prés qu’elle avait deux dents de vampires…
-C’est elle ! C’est la fille que j’aime Lou !
-Tu es malade de faire des dessins comme ca. Raphaël regardait cet homme emporté sous l’eau, qui semblait se débattre contre son sort avec toute l’énergie du monde, en vain...
-Mais comment c’est possible ? J’ai fait ce dessin il y’à des années, et elle lui ressemble comme deux gouttes d’eau.
Sans y prendre garde, il s’amusa à dessiner son propre visage à côté du sien, sauf qu’il mit également deux petits crocs sur le visage qui le représentait.
-T’as vue, Raph, en fait moi aussi je suis un vampire, et il éclata de rire.
-Tu m’as bien fait marcher.
Ils continuèrent de discuter de choses mystiques, d’énergies bénéfiques et maléfiques, les manières de ce protéger, les sorciers, etc.…
Mais le mal était fait, c’était ces deux petites pointes que Sébastien c’était collé sur son propre visage, par amour de cette fille, qu’il avait tant aimé, et tant admiré.
Pourquoi ? Je dirais que ma seule conviction en la matière est que le hasard n’existe pas, son premier amour il l’avait construit depuis son enfance, il y était destiné, sa couleur favorite était le rouge, il faisait partit des carnivores, qui se régalent de viande saignante, mais d’un autre côté il était s’une extrême sensibilité, en fait il naviguait entre ces deux aspects de sa personnalité.
Longtemps après cette soirée qu’il avait complètement oublié, et après des mois passés à ,étudier des livres mystiques, la symbolique en tout genre, l’inconnu, il avait eu une nuit, l’impression de ne pas être seul, d’être visité par l’au-delà une chaleur rassurante l’enivrait, et de la bué c’était collé sur les glaces et les vitres de sa chambre, que cela soit juste une impression ou la présence réelle de l’au-delà n’avait aucune importance à ces yeux, car ce soir là il avait enfin compris que la mort existait bien après la vie, et que ce phénomène interne avait une connotation positive pour lui, Lou était loin à présent, mais il était en train de voir mourir son amour pour elle, ou plutôt ce désir de possession qui le rendait aveugle à tout le reste, car il l’aimait différemment à présent, il le sentait.
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C’était Noël, il était là autour de la table, son au-delà, ce jour là, il venait de comprendre que quoi que ce soit, il existait des phénomènes inexplicables mais qui expliquait tout, nous étions sans cesse en communication avec ces choses étranges, elles vivaient dans sa tête dans un langage particulier, et dans chaque têtes avaient leur propre langage, et pourtant elles même ne communiquaient-elles pas bien au-delà du langage, les symboles, les retrouvailles, le repas de Noël n’était il pas un langage commun, que chacun interprétait à sa manière ?
Et son père, comme il l’aimait, même si c’est un peux pour lui qu’il à endossé son démon, pour lui plaire, pour comprendre et recoller les morceaux, cette fille lui était apparu comme un moyen d’échapper à tout son passé, de construire du neuf, mais finalement, son passé l’avait rattrapé, il ne pouvait vivre l’un sans l’autre, Sébastien lui envoyait un message, et en cet instant figé tout était redevenu parfait.
-Ca va chéri tu as l’air tout drôle ? Sa Maman n’avait put s’empêcher de remarquer les joues écarlates ;
-Ca va, joyaux Noël à tous….
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