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| Auteur : | Sujet: journée de formation | Bas |
| quadflieg Messages postés : 206 le sucre c'est sucré |
imprimez & Regardez l'image en lisant http://www.servimg.com/image_preview.php?i=1&u=11147705 Tout d’abord il y eut l’entrée. En retard. Dix minutes. Perdu dans ces couloirs aux moquettes gris-clair. Puis, un retour aux grooms de la réception ; Agacés. « Non c’était bien là bas monsieur » Donc, j’y reviens « là bas» ; Il n’y a rien ! Sinon ma tête qui me tourne du vin d’hier, et Une phrase qui cogne et que j’aimerais gueuler « Andouille, tu m’envoies à un mur de briques ! » J’incline le front. Epuisé j’aperçois un passage derrière l’obstacle Je l’emprunte. Au bout, une porte. Je frappe, j’entre, je suis seul Devant trente personnes, je me présente brièvement. A pas feutrés, je vais à l’unique chaise vide. Le cul sur son velours, Je souris à tous et toutes Et le lundi de formation à la sécurité des caissiers Peut commencer. Sous un soleil insoucieux de mars et du réchauffement climatique La Meuse est là, toute proche, je me sens chez moi, la confiance remonte. On commence par l’agressivité, comment la gérer, Doit-on répondre à la provocation ? Le crayon part. Deux arabesques acérées, jointes en leurs extrémités Telles des lames. Elles pointent vers une sorte de tambour. « Bien entendu il faut être ferme, stable et rond, Ne pas permettre la prise, et surtout, prendre toutes les menaces au sérieux. » Je rajoute alors une flèche et deux balanciers. Tandis que je laisse aller la pointe du stylomine En pointillés courant comme un agrume invisible, On m’interroge : « Des questions Laurent » « Oui. Si c’est un petit de six ans qui braque la station, qui décide de lui donner la caisse ? » Le moniteur me montre les dents, sympathique, et son regard bleu-acier. J’arrête de griffonner, J’attends sa réponse. Elle vient en boutade, il est évident que les braqueurs de six ans ne sont pas concernés par l’exposé. On n’en saura pas plus. Sur ma gauche il y a une fille, à son visage, presque qu’une fillette. J’équilibre le dessin en rajoutant quatre quartiers d’un fruit inconnu, J’affine les deux derniers. Ainsi, on dirait une bouche. Pendant que le formateur ironise sur la présence de garçonnets dans les stations-service, ma voisine gratte, elle-aussi, sa feuille blanche laissée en présent par le service des salles de « l’Hôtel Accor » Le nez de l’homme m’a marqué, et sans le savoir j’en initie le contour. C’est difficile un nez. Le plus compliqué, c’est d’ajouter les yeux. Je les élude, mais j’ajoute le sillon buco-nasal et le creuse du long de la mine. Onze heures. Une des caissières du réseau de la société s’agite sur son siège. Elle dilate ses pupilles comme une enfant qui quémande un jouet refusé depuis des plombes. Sylvia (c’est le prénom écrit sur son carton d’identification) fait un geste et désigne, et sa montre et la sortie. La pose est déclarée, on se lève. On se rend dans le hall, puis aux toilettes. Les rires féminins vont bien à cet endroit. Dehors, le fleuve coule, calme et puissant. Je sors des WC, je croise Sylvia qui me contre croise sans me regarder. Ma petite voisine m’adresse un fugace sourire. On rentre, on se rassie, « L’attitude des commerçants agressés est souvent défiante, or… » On nous explique que les agresseurs se répartissent en trois types. Les amateurs, les pros et les désespérés. Avec les premiers, un phénomène caractéristique se manifeste souvent. Ils veulent leur « Kick ». Le Kick c’est leur dose de domination, d’adrénaline. Ca les pousse à demander à leurs victimes d’obéir à leurs exigences les plus dingues. « Marche à quatre pattes » « abois » « t’as peur hein minable ? ». Ca, c’est l’effet magique du Kick, ça les met en extase pendant un moment. Celles et ceux qui le subissent, ça les casse à vie. J’ai tracé une colonne, je lui donne un sol, une fondation pour sa stabilité. Je lui fais une tête globuleuse dont je peaufine l’apparence ovoïde par des ombres et des blancs. En rentrant dans la salle, mon voisin de droite a changé de place. Soubeda le remplace et me stresse avec ses seins serrés dans son chemisier. « Ils visent l’orateur comme deux obus doux ». Je me force, tourne la tête. C’est déjà assez contraignant à suivre ainsi, alors avec elle… « Imaginez si c’est une femme qui vous braque ! C’est rare, mais là aussi elle jouera à vous humilier » « J’imagine bien un homme faire le chien devant une belle blonde en cuire » lance une voix. Je rie, m’incline légèrement. Ma nouvelle voisine croise les jambes sous le plan de laminé. Sa jupe arrive à hauts de mollets. Elle reluque ma feuille, surtout cette forme oblongue perchée sur son fût que je viens d’ajouter. Son parlé est parfait. La pointe de son auriculaire atterrit à la jointure de ce globe et de sa tige courte. « Il est bien gros ce gland pour un mât aussi bref ? Non ? » Mon crayon glisse, Il taille une longue et fine hyperbole qui file vers le bas en une oblique asymptote Mes jambes flageolent, Ses yeux sont noirs, ses cils maquillés éclatent en hameçons terribles, Ses lèvres à la charnure brune, striées de suaves ravines. J’ai le membre en tocades pour une bombe dont l’âge est le demi du mien. Je ne sais plus quand le déjeuner fut servi au restaurant de l’étage. Poissons et coquillages composent l’entrée. Rien à dire, mais ça ne plait pas à tout le monde. Dernier de la file, je prends la place laissée libre, en face de ma mauresque. Superbe ! Chacune de mes bouchées est un supplice, Les siennes un ravissement. Nous plaisantons, de quoi ? Je ne sais plus. Deuxième plat, elle le refuse, il est à base de porc. Le garçon est hautain, « il faudra attendre alors, je dois préparer autre chose » Me prend-il pour un musulman ? Il ne me sert pas l’assiette qui m’est destinée. Nous restons ainsi Sous les rayons du soleil éblouissant la baie vitrée. Uniques convives aux mains libres Sans trop oser lever la tête. Dix minutes après je vais réclamer. On nous sert enfin, Comme un couple. Ses dents me donnent à voir un éclat étonnant. Son regard, Je ne l’oublierai pas. Le repas terminé, les escaliers descendus, on fume une cigarette. La surface de l’eau ploie sous les feux du ciel. Dieu qu’elle est belle ! De retour dans la classe, je mesure tout le bien que me fait cette formation. On nous synthétise les leçons du matin ; Limpide ! Les rideaux luttent, mais l’après douze heures gagne doucement, et l’éclairage aux néons n’est bientôt plus nécessaire. Je complète ma conique en lui développant une surface que je veux diaphane. Le dos de sa main bistre ne tolère aucune ride, on y devine ses fines veines bleues. Imiter le verre solutionne mon problème, mais je dois alors lui donner une épaisseur. La chaleur de sa jambe irradie la mienne, quelle alchimie au dessus du tapis-plein ! Rendre l’effet de la diffraction… J’efface avec la gomme de mon porte-mine, et déplace les traits qu’il faut. Voilà ! « Nous allons passer à la suite du programme. Ce sont des mises en situations. Nous avons tout le matériel, Fausse caisse, faux argent, coffre avec clés et cetera. J’ai besoin de volontaires » Je précise au conférencier que, malgré mon envie, je ne le serrai pas. Ces démonstrations doivent surtout servir ceux et celles qui tous les jours prennent réellement ces risques, et ce n’est pas mon cas. Un certain Eric prend place. On ouvre violement, C’est un acteur (un français, on le sait à l’accent) qui entre en injuriant le brave participant qui se prend directement au jeu. Ce conflit ne m’inspire rien, alors je me contente de tracer quelques segments et une moitié de boule au niveau de la ligne de terre. Soubeda a réagi à la scène et aux insultes, et proteste. Ce n’est pas comme cela, qu’elle, elle aurait répondu. Elle a décroisé les genoux, sa poitrine gonflée remue sous l’impulsion de ses bras impétueux. J’entame une fleur en position dextre ; telle une explosion. La discussion continue, oiseuse. Au rythme d’un métronome, je pointille le coin supérieur droit du tableau d’un ensemble agencé en spirale. « Passons au cas suivante. » Un Bruno s’installe au comptoir. Le comédien rapplique, mais calme cette fois. Planqué dans la capuche de son survêtement blanc cassé, il chaparde de faux chocolats. Le préposé lui dit « bonjour » le plus ostentatoirement du monde, mais rien n’y fait, ce client est d’une impolitesse effroyable. Finalement le jeune commerçant va vers lui. Une lame a jailli de la manche de l’acheteur. Il fait s’agenouiller sa victime et approche son couteau papillon de sa gorge. - Alors petit con on fait moins le malin maintenant hein, Tu veux que j’te coupe une oreille ? Réponds ! Tu veux que j’la coupe ? - Non - Non qui ? - Non Monsieur. Le silence plane. Son Kick pris, le braqueur amateur s’éloigne. Il revient à pas lents vers Bruno, le relève en le rassurant, « Hé ! Bruno ça va ? Aller… ce n’est pas réel… » Sous l’effet du stress, j’ai dessiné plein de petites sphérules, ça ressemble à des planètes. Les langues se délient, c’est le moins qu’on puisse dire ; ces « jeux » font réagir. Le cou de ma musulmane s’est durci, ses paupières clignent. Elle semble furieuse. En fait, elle l’est, et pas qu’elle … ça s’entend… « Silence ! » Les explications commencent et la pression retombe. Mon arabe penche le buste vers moi et jette un œil à ces petits ronds nouvellement arrivés dans mon œuvre Elle me fait de grands yeux d’institutrice. Ses lèvres, Ses lèvres viennent à ma joue, elle me susurre « Et bien ? Ces gouttes sont de belle facture, Leur nacre est bien tiède, je le sens Elles devraient se trouver, … je préfèrerais, … au dessus du pénis,» Elle maintient le « s » du dernier mot comme une perle. Je bande. Furieusement je serre les cuisses et entretiens Cet ensemble de chaleur, de pression et de douleur. « Se retenir, ne pas céder à la tentation C’est bien ! Laissez lui prendre son kick Sinon il peut devenir dangereux » Le troisième scénario débute. ET Je me fous éperdument de qui va le jouer. La porte est ouverte d’un coup de pied L’assaut tonne de la voix du professionnel Au bout de ses bras tendus, il y a un éclair noir Il parcourt les cinq mètres qui le séparent du butin en une seconde C’est du métal qu’il tient, c’est lisse C’est un automatique Un Beretta. « Ta caisse grouille ! » Ses ongles ont percé la toile de mon pantalon à hauteur du quadriceps Elle semble surprise de la dureté, de la grosseur de mes muscles Sa poigne se détend, elle remonte avec une paume chaude, Je reçois son haleine, son soupir, « Dessine-moi, un arbre petit malade… avec un tronc, fort, et tout rugueux » « je te lui dessine une forêt moi si elle le veux… » Je ne sais plus où je suis, mes tempes bourdonnent. « Le coffre connard Les clés, donne les clés ! » « Là, elle sont là » « Ta gueule ! Comment tu t’appelles ? » « Jordy » « Tu te fous de moi ? Comment tu t’appelles ?» « Jordy,… non, Marcel » « Où t’habites ? » Mes boutons ont lâché sous ses phalanges, mon cœur bat à du cent-vingt Mon phallus en airain se prépare à pénétrer dans tout ce qu’on lui présentera. « A paris » « Tu me prends pour un con ? » « Non, à Namur » « A quatre pattes ! Tout de suite » Son menton frôle ma nuque « Oh oui se serai bien à quatre pattes… » Elle dit ça au moment où elle pince ma verge entre pouce et index. Elle me décalotte lentement à intervalles réguliers. « Le nom de tes gosses » « Kévin et Florence » « Dis leur adieu » Elle me prend dans sa main toute entière Va et vient de plus en plus vite, Je me mets à gémir de plus en plus puissamment « Hoooo putain c’est bon! » J’ai hurlé sans m’en rendre compte. Silence de mort autour de nous Nous sommes affalées sur la table, le visage enfouis. Nos dos vibrent sous un rire étouffé et irrépressible. Je sens ses doigts tout mouillés se détacher de moi. Silence assourdissant… Seul devant ces trente personnes. J’achève l’arbre pour détourner les soupçons. Ses dents me donnent à voir un éclat étonnant. Son regard, Je ne l’oublierai pas. |
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| http://www.chezfredaline.com/ Jean-Jacques mon tourbillon de passion…..dans tes mains je navigue peu sage |
| fredaline Messages postés : 3938 http://www.chezfredaline.com/ ![]() |
argggggg ahmedelya ????? tu parles??? désolée quadflieg je crois qu'ahmedelya soit un peu distrait | |||
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