brahim darghouthi Messages postés : 47 |
Posté le 25/08/2007 15:07:41 | | Khérou bek
Une nouvelle de :
Missaad El Harithi/ Arabie Saoudite
Traduit en Français par: Brahim Darghouthi / Tunisie
Une obscurité totale envahissait ma chambre. Parcourant mon corps, je sentis une flexibilité que je n'avais pas auparavant. je m'allongeais alors sur le lit et je m'enroulais sur moi–même...Ma tête apparaît parmi mon corps comme la tête d'un Cobra qui guettait un gibier.
Maîtriser son corps de cette façon me parait très affectif ...
Je regardais dans l'obscurité sans rien remarquer sauf ce bourdonnement déplaisant qui me harcelait.
(m'appartenait il ?)
Malédiction ! Que se passe – t – il ? Je sens que j'ai faim …
Et le bourdonnement doublait de vigueur .Je regardais dans le vide et j'oubliais la faim et la douleur. je me concentrais… Je vis alors la lumière de la ville. J'étais ébloui par cette vue pittoresque : des tableaux publicitaires ; Macdonald, Willaert, El buik ,Abda Hit , Pascin,Rubens .
Et voilà qu'une très belle fille se dressa devant le salon. Elle montrais sa langue et la laissait traîner sur le plat.
Ah ! Ah! Comme elle était éblouissant surtout lorsque sa langue prenait la couleur du plat, un marron clair. Je la fixais du regard. Elle remarqua ma présence et elle me souria. Son sourire m'encouragea pour s'approcher d'elle :
- J'ai une demande, est ce possible ?
- Si, et avec plaisir !
- J'ai peur que vous croyez que je suis dans l'erreur !
- Pas du tout, soyez le bien venu.
Et elle m'offrit l'assiette. Je me dirigeai alors vers mon plat préféré.
Elle souriait et, je vis la finesse du monde sur son visage. je m'approchai … Elle s'approcha …
Je vis une alliance en or qui embellissait l'extrémité supérieure de son nombril. je sortis ma langue pour l'endroit de la Kibla . Une morsure me brûla le visage. Malédiction et, je crachai .
Abed Yaghouth se montra avec son épée à la main. Ses yeux brillantes jetaient des étincelles (et une chékha Abchamia souriait de ma faiblesse). Mes yeux se refermaient comme un feu rouge en panne ne pouvant plus supporter l'ennui de l'attente.
Affligé , je souffrais : ( Comme si mon cœur n'a jamais vu un prisonnier Yéménite ) .
Le bourdonnement doubla d'ardeur. Et voilà qu'un liquide visqueux malodorant coulait avec orgueil sur le coté droit de ma joue, suivant les traces que le temps a laissé sur mon visage.
Le bourdonnement devenait de plus en plus fort. Je criais , mais personne ne s'intéressait à moi . J’ouvris alors mes yeux maudits. Je vis le docteur khérou devant moi :
- Quoi de bon ! Pourquoi tu hurles ?
- Mon oreille, Docteur. Un bourdonnement. Des tambours .Des tributs Africaines .Abed Yaghouth .Iben Abbad (Faites que l'étable de ma jument soit tout près de moi) . Les poètes. Je la découpe. Il faut que je jette cette oreille aux chiens. C'est très nuisant ce qu'elle me rapporte : ( Le grand Moyen Orient , Charon , les clowns , Ben Laden , Abou Moussab , Minkach ) . Ah ! khérou ! C'est trop suffisant.
- Il vous faut une opération chirurgicale d'urgence.
Ainsi dit, il appela l'équipe d'anesthésie qui arriva aussitôt. La blonde conduisait l'équipe .Je lui souriais .Elle portait dans la main l'anesthésie .Je riais. Elle commença à me faire une injection. Puis elle se dirigea vers un autre produit anesthésique. Une eau froide coula, et j'ai eu froid aux extrémités. Oh!...Sang, Sexe, Conflagration, RBG, Glace.
Je me réveillai pour chercher une montre qui ne marquait pas l'heure.
La voix d'un microphone éclata. Des agences de presse. Des marchés de devises. Woll street .
Et voilà Khérou qui transpirait à grosses gouttes … Il s'approcha :
- Quoi de bon ?
Il me répondit :
- Tout est bien, on a découvert quelque chose d'extra–ordinaire dans ton oreille !
Il disait ces mots tandis que ses yeux scintillaient de bonheur.
- Mais, c’est quoi docteur ce tuyau qui ne me laisse pas bouger?
- C'est un pipeline, habille homme. Vous possédez dans votre oreille la moitié des réserves mondiales de pétrole léger !
- Est-ce possible ?
- Mais bien sûr ! Et je pense faire d'autres forages dans un autre endroit !
- Bien que non !!! Ici, non.
J'ai dit ces mots en posant la main sur mon derrière.
- Mettez votre signature sur ces papiers s'il vous plait.
- Je signe quoi docteur ?
- Des contrats d'exportation avec des sociétés mondiales de pétrole. On a vendu le baril à deux cent dollars.
- Et ce papier jaune ?
- C'est une sollicitation de l'OPEP pour que vous adhériez comme membre à part égale dans cette organisation.
- D'accord Khérou , donnez–moi cette feuille .
- Comment ? Vous acceptez pauvre homme ? Vous possédez la moitié des réserves mondiales du pétrole et vous acceptez si facilement !
Vous êtes vous-même une organisation et je vous appellerez Kkérou Bek .
La voix des délégués des agences de presse et des TV satellitaires s'élevèrent haut. Mais Khérou mit fin à ce cette conférence de presse en ignorant l'agent de la TV Yéménite qui criait :
- Je veut ce démon de pétrole à Koukaban .
Des policiers prenant l'endroit d'assaut brandissaient leurs armes automatiques devant le visage de Khérou . Puis , ils l'arrêtèrent parce qu'il n'avait pas un document qui lui permettait de faire des recherches pétrolières. On lui attacha les mains et on le conduisit dehors.
J'ai demandé à un policier un sandwich Kabab . Hébété , il a refusé ma demande . quant aux autres, ils ont décidé de constituer une commission médicale qui devait porter un grand intérêt à ma vie puisque je suis une richesse publique.
on devait me transporter près d'un port d'exportation et la commission médicale publiera le rapport qui me concernait :
Un : Ma nourriture devait être composée uniquement de micro-organismes maritimes.
Deux : On devait faire un don de mes organes sans utilité à l'économie nationale . Et pour commencer on devait offrir ma langue au chef sourd–muet de la tribu des Zoulou .
Ah ! Ah !
Je vivais sous la terre avec mon oreille qui devenait de plus en plus rouge et mon derrière qui s'élargissait.
Moi , qui rêvais d'un sandwich Kabab .
_________________
|